Babylon Babies de Maurice G. Dantec

couv14730132Je me suis enfin attaquée au pavé de 700 pages de Babylon Babies de Maurice G. Dantec. J’en ressors avec un avis mitigé et pourtant j’étais vraiment emballée par la première moitié du roman.

Synopsis
Un mafieux sibérien collectionneur de missiles. Un officier du GRU corrompu et lecteur de Sun Tzu. Une jeune schizophrène semi-amnésique trimballant une arme biologique révolutionnaire. Des scientifiques assumant leur rôle d’apprentis sorciers et prêts à transgresser la Loi. Une poignée de soldats perdus à l’autre bout du monde et se battant pour des causes sans espoir. Des sectes post-millénaristes à l’assaut des Citadelles du savoir. Des gangs de bikers se livrant à une guerre sans merci à coups de lance-roquettes. De jeunes technopunks préparant l’Apocalypse. Un écrivain de science-fiction à moitié fou prétendant recevoir des messages du futur. N’ayez pas peur.

Babylon Babies se situe dans une version chaotique de notre monde. L’eau de raréfie, les mafias et sectes règnent en maître, les guerres éclatent de partout notamment en Asie avec la Russie et la Chine. Bref, ce n’est pas très joyeux et dans ce monde, Toorop va se voir confier une mission, escorter Marie jusqu’au Canada, sauf que Marie n’est pas qu’un simple paquet à livrer, ni une personne banale.

J’ai adoré toute la première partie du roman qui correspond à la moitié du livre. On découvre Toorop, sa mission, les personnes pour qui ils travaillent et surtout Marie Zorn. On découvre aussi progressivement le monde dans lequel ils vivent. A cela s’ajoute quelques délires de l’auteur, des histoires de manipulation génétique, des sectes et autres histoires chamaniques, et des personnages « haut en couleur ». Bref, l’histoire carbure à fond et c’est prenant, même si le récit est très chargé. Jusqu’au milieu du roman où, j’ai perdu l’auteur dans ses délires psycho-religieux-spiritel-neuro-connection-genetiquement-post-humain. Déjà, un truchement de choses tombent presque d’un coup : gangs de bikers, sectes bizarres, idées post-humanisme schizophrénique et shamanisme. Autant le délire peut être sympa, mais c’est apporté à travers des personnages pas très intéressants (je ne parle pas des persos principaux Marie et Toorop, qui eux deux sont intéressants justement). L’ensemble est très lourd et surtout le récit est trop charger, donc il y a de quoi se perdre et pas de temps de repos tellement que tout s’enchaîne vite par-ci, vite par-là. Dans la première moitié, ça reste sympa à suivre, dans cette seconde moitié, ça ne l’est plus du tout et la lecture m’est devenue laborieuse. C’est vraiment dommage, car j’aimais bien l’idée de cette humanité qui file droit vers sa perte et que celle Marie Zorn et ce qu’elle détient permettra peut-être de les « sauver ». Ceci dit, même si j’ai trouvé que le délire du l’auteur devient indigeste, il apporte tout de même les réponses à la trame de l’histoire.

Je sors, de ce pavé trop chargé, avec un avis mitigé. Très premier la première moitié du roman, beaucoup moins par la suite, mais il n’en reste pas moins intéressant.

2 Comments

  1. Reply

    Malgré ton avis mitigé, ta première partie de chronique me dit qu’il faudrait que je tente. Je le note 😉

    • Mortuum Reply

      Ah oui tente le.
      Aussi j’ai du faire une pause de deux semaines dans ma lecture (défense de thèse + ami en vacance chez moi), donc en reprenant je n’ai peux pas réussi à retourner dans le délire de l’auteur, que j’avais jusque là apprécié. Donc ça a sûrement joué.
      Je pense que comme il est dense, si le livre plait, il faut peut être éviter de faire une pause lecture pour ne pas perdre le rythme.

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