Aux îles Kerguelen de Laurent Margantin

couv15702924Depuis que je suis petite j’ai une fascination pour l’antarctique, les îles Kerguelen et la terre Adélie. C’est principalement et surement à cause de ma passion pour les manchots et en général les animaux vivants en condition extrême. Du coup, lorsque j’ai vu que Numeriklivres a publié un ebook au nom de Aux îles Kerguelen de Laurent Margantin, je l’ai acheté. D’autant plus que c’est un récit d’aventure, de voyage, du vécu, des tribulations en Antarctique. Bref, sous le charme avant l’achat.

La lecture de Aux îles Kerguelen ne m’a absolument pas déçue, vu que j’étais déjà sous le charme avant, ça aurait pu être une terrible déception. J’ai été happé par son voyage, ses rencontres et son isolement. Ses découvertes sur les îles, les animaux qu’il a rencontrés et appris à reconnaitre grâce aux scientifiques de la base. Mais aussi ses tourments et interactions avec les autres de la base et le Disker. D’autant plus qu’à la base c’est une base exclusivement scientifique, j’ai donc été enchantée de voir comment un touriste, qui va aux îles Kerguelen pour lire, s’adapte dans ces conditions et entouré de scientifiques qui ne parlent que de manip. Finalement, il n’est pas si seul et isolé au milieu de nul part. Aussi, j’ai trouvé ça bien écrit, en plus d’avoir de l’humour répartie le long du récit, donc c’était agréable de suivre ses tribulations en ces terres lointaines. J’ai vraiment apprécié cette lecture.

Vous pouvez trouver Aux îles Kerguelen de Laurent Margantin publié chez Numeriklivres dans toutes les bonnes e-librairies pour 1.49€ et sans DRM !

La lecture d’Aux îles Kerguelen me faisait un peu pensait à un blog très bien écrit. En fait, c’est en effet le cas. Vous pouvez retrouver des photos, vidéos et cartes sur auxileskerguelen.blogspot.com.

Un truc m’a un peu gênée, c’est le tout dernier chapitre, Départ, chapitre très court mais qui est, bizarrement, (peut être voulu pour un effet de « détachement de soi » par rapport aux voyages ?) écrit à la seconde personne et non plus à la première. Donc l’utilisation soudaine du TU m’a vraiment déstabilisée et j’ai trouvé ça plutôt ennuyant. Quand je dis ennuyant, je ne parle pas de son départ mais bien de la façon dont c’est narré avec le TU. Car depuis le début, on a le droit à du JE, ce qui convient parfaitement aux récits vu qu’il raconte son voyage aux îles Kerguelen, alors du coup, le chapitre en TU sonnes bizarre. Mais bon, c’est juste le dernier chapitre et c’est très court. Donc ça va et ça ne dérange pas du tout l’ensemble de la lecture qui elle fut agréable.

Une citation que j’ai trouvée excellente :

« Je n’écris pas un roman, je n’ai donc pas besoin de décrire Port-aux-Français, voire d’énumérer tous les bâtiments qu’on y trouve. Je dis cela parce qu’avant de partir, j’étais dans une librairie de la Réunion et feuilletais un récit où le narrateur arrivait à l’île de la Possession et faisait aussitôt la liste de tous les bâtiments qu’il découvrait, au cas où le lecteur aurait eu envie de se promener du premier au dernier (ça durait quand même deux pages). Il faut juste savoir que la base de Port-aux-Français accueille pendant l’été austral environ une centaine d’habitants (pour la plupart des chercheurs) dans des laboratoires et des logements assez laids qui, de loin (et aussi de près d’ailleurs), ressemblent à des hangars et à des préfabriqués (mais on n’est pas venu jusqu’à Kerguelen pour l’architecture). Base bâtie sur une terre sombre et sans relief, base constamment parcourue ou plutôt frappée par le vent fort qui souffle quasiment toute l’année. Voilà, on a fait le tour. »

3 Comments

  1. Reply

    Eh bien j’espère que ce livre sera un jour publié en format papier car il m’intéresse beaucoup 🙂

  2. Reply

    Eh bien j’espère que ce livre sera un jour publié en format papier car il m’intéresse beaucoup 🙂

  3. Reply

    Eh bien j’espère que ce livre sera un jour publié en format papier car il m’intéresse beaucoup 🙂

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