Alexis Zorba de Nikos Kazantzaki

couv62156348Il faut croire que les romans contemporains pseudo–philosophiques de comptoir à deux balles, ce n’est pas mon truc et Alexis Zorba de Nikos Kazantazki me le prouve bien.

Synopsis
C’est d’abord un nez, écrasé à la fenêtre. Puis c’est un corps, une bourrasque. Sage et bavard, oraculaire et chaleureux, coureur de jupons et faiseur de soupes, tel est Alexis Zorba, l’homme au baluchon. Son goût est sûr, son désir insatiable, son savoir instinctif : “une nature”. Le jour se lève sur le Pirée. Dans le café enfumé, patiente un jeune intellectuel. Bientôt, le bateau pour la Crète appareillera. C’est sur cette terre solaire et misérable qu’il compte se frotter à la vie, cette vie qu’on n’apprend pas dans les livres… Et voilà que déboule, avant même le début du voyage, le mentor attendu, bon génie frondeur, philosophe déboutonné : leur amitié sera fulgurante. À l’heure où la civilisation radote, où l’idéologie gangrène l’intelligence, la voix d’Alexis Zorba est de celles qui crient dans le désert, mais monte haut, très haut, vers le ciel…

Pourtant j’avais vraiment adoré l’aspect parcours initiatique avec mentor des deux tomes Musashi (la pierre et le sabre et la parfaite lumière). Ce n’est donc pas un problème de la thématique du roman mais la façon dont c’est traité.

Dans Alexis Zorba, je n’ai pas réussi à entrer dans les personnages principaux (le mentor et l’apprenti) car non seulement, je les ai trouvés fades et inintéressants mais en plus strictement rien n’aide soit à les apprécier soit à s’y représenter. Ils sont même chiants et imbuvables. Il y a un personnage secondaire (en tout cas, jusqu’à ce que je m’arrête) mais cette aubergiste dans la question existentielle et de savoir de combien d’hommes, elle est veuve, est tout aussi insipide et inintéressante (même lorsqu’elle raconte ses histoires de matelot).

Ensuite, il ne se passe rien. Dans les phrases poétiques pompeusement pour ne rien dire, tout ce que je n’aime pas dans un roman donc. Au moins l’aspect poétique des tomes de Musashi ornaient des évènements (et lorsque je dis évènements, je ne parle pas forcément d’action, mais bien de quelques choses qui se passe, d’une avancer, etc.). Au première tiers du roman, on se retrouve avec uniquement « la femme ci, les hommes cela, la femme ça, les hommes ceci… ». Et il ne se passe rien d’autres que des discussions insipides et inutiles entre mentor-apprenti.

J’ai tenu la moitié du roman ainsi pour abandonner tellement que ce roman représente le néant total, aucun intérêt, insipide et d’un ennuie profond.

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